Défiscalisation immobilière 2026

Jeanbrun 2026 : le dispositif qui remplace le Pinel et amortit jusqu'à 5,5% de votre bien chaque année

Entré en vigueur le 21 février 2026, le dispositif Jeanbrun succède au Pinel et redéfinit les règles de la défiscalisation immobilière en France. Amortissement comptable de 3,5% à 5,5% du prix d'acquisition par an, absence de zonage géographique, engagement de 9 ans : découvrez comment il fonctionne, à qui il s'adresse et surtout combien il peut vous faire économiser — chiffré, en 2 minutes, avec notre simulateur.

À retenir en 30 secondes

Mécanisme : amortissement comptable annuel, pas de réduction directe d'impôt.
Taux d'amortissement : selon le niveau de loyer — 3,5% (intermédiaire), 4,5% (social), 5,5% (très social), avec un amortissement plafonné à 8 000 / 10 000 / 12 000 € par an.
Fenêtre d'investissement : acquisitions du 21 février 2026 au 31 décembre 2028.
Bien éligible : logement neuf ou ancien rénové, classe énergétique DPE C minimum.
Géographie : aucun zonage — toute la France métropolitaine.
Engagement : location nue pendant 9 ans à titre de résidence principale du locataire.
Plafond niches fiscales : non concerné (mécanisme par amortissement, pas par réduction).
Revente anticipée : réintégration des amortissements dans la plus-value imposable.

Qu'est-ce que le dispositif Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun est un mécanisme de défiscalisation immobilière entré en vigueur en France le 21 février 2026. Il succède au célèbre dispositif Pinel, qui a pris fin le 31 décembre 2024 après plus de dix ans d'application. Là où le Pinel offrait une réduction d'impôt forfaitaire à condition d'investir dans un zonage géographique restreint, le Jeanbrun adopte une logique différente : l'amortissement comptable du prix d'acquisition.

Concrètement, l'investisseur Jeanbrun déduit chaque année de son revenu foncier imposable une fraction du prix d'acquisition de son bien. Ce taux d'amortissement dépend du niveau de loyer auquel il s'engage : 3,5% en loyer intermédiaire, 4,5% en loyer social, 5,5% en loyer très social (barème du neuf). L'amortissement annuel déductible est toutefois plafonné à 8 000 €, 10 000 € ou 12 000 € selon ce même niveau de loyer. Autrement dit : plus le loyer est encadré (donc plus bas), plus le taux et le plafond d'amortissement sont élevés.

Le dispositif a été pensé pour répondre à plusieurs critiques formulées contre son prédécesseur. Le Pinel était limité à certaines zones tendues (A bis, A et B1), ce qui excluait de nombreuses villes moyennes en croissance. Le Jeanbrun, lui, ne comporte aucun zonage : l'investisseur peut acheter à Bordeaux, Lille, Toulouse, mais aussi à Tourcoing, Albi ou Vannes. La seule contrainte qualitative est la classe énergétique du bien : DPE C minimum, en cohérence avec la trajectoire de décarbonation du parc immobilier français.

Comment fonctionne l'amortissement Jeanbrun

L'amortissement, en comptabilité, est l'étalement du coût d'un bien sur sa durée d'utilisation. Pour un investisseur immobilier, l'amortissement Jeanbrun signifie qu'une fraction du prix payé est considérée chaque année comme une charge déductible. Cette charge fictive ne donne lieu à aucune sortie de cash réelle, mais elle réduit la base sur laquelle l'impôt est calculé.

Le calcul, étape par étape

Prenons un investisseur qui acquiert un bien Jeanbrun à 250 000 € et s'engage en loyer très social (taux 5,5%). Son amortissement théorique serait de 13 750 €, mais il est plafonné à 12 000 € par an. Cet amortissement vient réduire son revenu foncier imposable, voire générer un déficit foncier reportable.

L'économie d'impôt réelle correspond à cet amortissement déductible multiplié par la tranche marginale d'imposition (TMI) de l'investisseur. Pour une TMI de 41%, 12 000 € d'amortissement représentent environ 4 920 € d'impôt évité par an, soit près de 44 000 € sur les 9 années d'engagement. C'est ici que la TMI joue : à amortissement égal, plus elle est élevée, plus l'économie exprimée en euros est importante.

L'amortissement n'est pas un cadeau définitif

Il faut comprendre une particularité du Jeanbrun : les amortissements pratiqués pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value en cas de revente du bien. Concrètement, le prix d'acquisition fiscal est diminué des amortissements cumulés, ce qui augmente mécaniquement la plus-value imposable.

Ce mécanisme rappelle celui qui s'applique au LMNP depuis la réforme de 2025. Il ne supprime pas l'avantage fiscal — l'investisseur a profité de la trésorerie pendant 9 ans — mais il l'étale dans le temps. Pour un bien conservé sur le long terme et transmis aux héritiers, la fiscalité de cession ne s'applique d'ailleurs pas, et l'avantage cumulé demeure.

Comparaison avec le Pinel défunt

Là où le Pinel offrait une réduction d'impôt forfaitaire (12% sur 6 ans, 18% sur 9 ans, 21% sur 12 ans), le Jeanbrun déduit un amortissement du revenu foncier réel. Comme l'économie finale est proportionnelle à la TMI, le dispositif est généralement plus avantageux que ne l'était le Pinel pour les contribuables fortement imposés (TMI 41% et 45%). Pour les TMI 11% et 30%, l'arbitrage dépend de la rentabilité locative du programme et du niveau de loyer retenu.

Les taux et plafonds d'amortissement Jeanbrun selon le niveau de loyer

Le taux d'amortissement n'est pas fixé par votre tranche d'imposition, mais par le niveau de loyer auquel vous vous engagez. Un loyer plus encadré — donc plus bas, avec des plafonds de ressources du locataire — ouvre droit à un taux et à un plafond d'amortissement plus élevés. C'est un arbitrage entre rendement locatif immédiat et avantage fiscal.

Niveau de loyer (neuf)Taux d'amortissement annuelPlafond d'amortissement déductible
Loyer intermédiaire3,5%8 000 €/an
Loyer social4,5%10 000 €/an
Loyer très social5,5%12 000 €/an

Pour l'ancien rénové (au moins 30% de travaux), le barème est légèrement inférieur : 3% (intermédiaire), 3,5% (social) et 4% (très social), avec les mêmes logiques de plafonds. Sur un investissement de 250 000 €, l'amortissement théorique (prix × taux) atteint vite le plafond : c'est donc ce plafond, et non le prix du bien, qui borne l'avantage annuel.

Attention : ces chiffres représentent l'amortissement déductible, pas l'économie d'impôt nette. Celle-ci s'obtient en multipliant l'amortissement par votre TMI, et dépend aussi de votre situation patrimoniale globale (autres revenus fonciers, charges, intérêts d'emprunt). À amortissement égal, plus votre TMI est élevée, plus l'économie en euros est forte : c'est là, et non dans le taux, que les hauts revenus tirent le meilleur parti du dispositif.

Trois cas pratiques chiffrés

Cas n°1 — Cadre supérieur, TMI 30%

Sébastien, 38 ans, ingénieur en télécommunications à Lille. Revenu imposable annuel : 65 000 €. Impôt actuel : environ 9 000 €. Capacité d'investissement : 200 000 €. Capacité d'épargne mensuelle : 700 €. Horizon : 9 ans.

En achetant un T2 neuf à Roubaix éligible Jeanbrun pour 200 000 € et en s'engageant en loyer social (taux 4,5%), Sébastien déduit 9 000 €/an d'amortissement — un montant inférieur au plafond social de 10 000 €. Le loyer brut estimé s'établit autour de 750 €/mois, soit 9 000 € par an. Après prise en compte des intérêts d'emprunt et des charges, le revenu foncier imposable est largement absorbé par l'amortissement.

Avec une TMI à 30%, l'économie d'impôt est d'environ 2 700 €/an, soit près de 24 000 € sur les 9 années d'engagement. La mensualité de son crédit (200 000 € sur 20 ans à 3,5%) s'élève à 1 160 €/mois. Loyer reçu : 750 €. Économie d'impôt mensualisée : 225 €. Effort réel mensuel : environ 185 €. Pour ce niveau d'effort, Sébastien se constitue un patrimoine immobilier de 200 000 € qu'il aura partiellement remboursé à l'échéance, tout en réduisant son impôt.

Cas n°2 — Profession libérale, TMI 41%

Sophie, 45 ans, cardiologue en exercice libéral à Bordeaux. Revenu imposable : 130 000 €. Impôt actuel : 22 000 €. Capacité d'investissement : 350 000 €. Capacité d'épargne mensuelle : 1 800 €. Horizon : 9 ans.

Sophie acquiert un T3 neuf en centre-ville de Bordeaux pour 350 000 € et opte pour un loyer très social (taux 5,5%). Son amortissement théorique de 19 250 € est ramené au plafond de 12 000 € par an. Le loyer estimé est d'environ 1 310 €/mois. L'amortissement absorbe le revenu foncier net et peut créer un déficit foncier imputable sur ses autres revenus dans la limite de 10 700 €/an (21 400 € en cas de rénovation énergétique).

Avec une TMI à 41%, l'économie d'impôt est d'environ 4 920 €/an, soit près de 44 000 € sur 9 ans. Mensualité de crédit : 2 030 €. Loyer reçu : 1 310 €. Économie mensualisée : 410 €. Effort réel mensuel : environ 310 €. Sophie combine constitution de patrimoine et optimisation fiscale, pour un effort maîtrisé au regard du capital constitué.

Cas n°3 — Dirigeant senior, TMI 45%

Pierre, 56 ans, président d'une PME industrielle dans le Nord. Revenu imposable : 220 000 €. Impôt actuel : 50 000 €. Capacité d'investissement : 600 000 €. Horizon : 12 ans (orienté retraite).

Pierre acquiert un programme de standing à Lille pour 600 000 € en loyer très social (taux 5,5%). Son amortissement théorique de 33 000 € est ramené au plafond de 12 000 € par an. Il combine ce montage avec un déficit foncier généré par des travaux d'aménagement, imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 €/an (21 400 € en rénovation énergétique).

Avec une TMI à 45%, l'économie d'impôt Jeanbrun est d'environ 5 400 €/an, soit près de 48 600 € sur 9 ans. En ajoutant le déficit foncier sur les premières années, l'économie totale approche 63 000 €. Pierre se constitue un patrimoine immobilier de 600 000 € destiné à la transmission familiale et à compléter ses revenus de retraite. Cet exemple montre aussi la limite du dispositif : au-delà d'un certain montant, c'est le plafond d'amortissement — et non le prix du bien — qui détermine l'avantage.

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Conditions d'éligibilité au dispositif Jeanbrun

Pour bénéficier du dispositif Jeanbrun, l'investissement doit respecter plusieurs conditions cumulatives. Toute défaillance sur l'un de ces points entraîne la perte totale ou partielle de l'avantage fiscal.

Condition tenant au bien

Le logement doit être neuf ou ancien rénové. Dans le cas d'un bien ancien, les travaux de rénovation doivent porter le bien à la classe énergétique DPE C minimum. Les biens classés D, E, F ou G ne sont pas éligibles, ce qui s'inscrit dans la trajectoire de la loi Climat et Résilience qui interdit progressivement la location des passoires thermiques.

Le bien doit être affecté à la résidence principale du locataire. Les locations saisonnières ou meublées touristiques sont exclues. Les locations meublées au sens du LMNP sont également exclues du Jeanbrun (qui requiert une location nue), mais d'autres dispositifs s'appliquent dans ces cas.

Condition tenant à la durée

L'engagement de location nue est de 9 ans minimum à compter de la première mise en location. Cette durée court de manière continue : en cas de vacance prolongée non justifiée, l'administration fiscale peut considérer que l'engagement n'est pas tenu. Une vacance de quelques mois entre deux locataires reste tolérée si elle correspond à une recherche normale.

Condition tenant au locataire

Contrairement au Pinel, le Jeanbrun n'impose pas de plafond de loyer ni de plafond de ressources du locataire. C'est l'une des grandes nouveautés du dispositif : l'investisseur peut louer au prix du marché, sans contrainte de zonage tarifaire. Le seul critère qualitatif demeure la qualité énergétique du bien.

Condition tenant à l'investisseur

L'investisseur doit être une personne physique fiscalement domiciliée en France. Les sociétés (SCI à l'IR notamment) peuvent également bénéficier du dispositif sous réserve de respecter les conditions générales. Les sociétés à l'IS sont exclues.

Jeanbrun vs autres dispositifs 2026

Le Jeanbrun n'est pas l'unique dispositif disponible en 2026. Le bon choix dépend de votre profil patrimonial, de votre TMI, de votre horizon et de la nature du bien que vous visez. Voici une lecture comparative :

DispositifMécanismeProfil idéalPlafond niches
JeanbrunAmortissement 3,5%-5,5%/an selon loyer (plafond 8-12 K€/an), 9 ansTMI 41%-45%, capacité 200-600 K€Hors plafond
DenormandieRéduction 12-21% sur 6/9/12 ansTMI 30%, ancien à rénover10 000 €/an
LMNPAmortissement bâti+mobilier (BIC)TMI 30%-41%, location meubléeHors plafond
Déficit foncierDéduction 10 700 €/an du revenu global (21 400 € en rénovation énergétique)TMI 41%-45%, gros travauxHors plafond
MalrauxRéduction 22%-30% (PVAP/PSMV)TMI 45%, patrimoine remarquableHors plafond
Monuments HistoriquesDéduction totale et illimitéeTMI 45%, transmissionHors plafond

Jeanbrun vs Denormandie : le Denormandie cible spécifiquement la rénovation dans 244 villes du programme Action Cœur de Ville, avec un plafond de niches fiscales (10 000 €/an) qui limite l'avantage pour les hauts revenus. Le Jeanbrun, lui, ne plafonne pas et s'applique partout. À TMI 30%, Denormandie est souvent compétitif. À TMI 41% et 45%, Jeanbrun reprend l'avantage.

Jeanbrun vs LMNP : le LMNP s'applique à la location meublée et offre une fiscalité BIC avec amortissements bâti et mobilier. Il est intéressant pour les biens en zones touristiques ou pour la location étudiante. Le Jeanbrun, plus simple à gérer (location nue, gestion classique), s'adresse aux investisseurs qui privilégient la stabilité.

Jeanbrun + Déficit foncier : les deux mécanismes sont compatibles puisque le Jeanbrun s'applique en location nue, ce qui ouvre la possibilité de générer un déficit foncier en cas de travaux importants. Pour un investisseur en TMI 45% qui combine un bien neuf Jeanbrun et un bien ancien à rénover, l'optimisation fiscale peut atteindre des niveaux remarquables.

Pour quel profil investisseur le Jeanbrun est-il optimal ?

Sur la base de la mécanique fiscale et des cas observés depuis l'entrée en vigueur du dispositif, le profil idéal de l'investisseur Jeanbrun se dessine ainsi :

À l'inverse, le Jeanbrun est moins adapté aux investisseurs qui cherchent une liquidité rapide, à ceux qui privilégient la location meublée, ou à ceux dont la TMI est inférieure à 30% (où Denormandie ou LMNP peuvent offrir un meilleur rendement fiscal).

Comment se lancer en 4 étapes

Étape 1 — Bilan patrimonial préalable

Avant tout investissement, faites le point sur votre situation actuelle : revenus, impôts, patrimoine existant, capacité d'endettement, objectifs (réduction d'impôt, retraite, transmission, complément de revenus). Cette étape, trop souvent négligée, conditionne la pertinence du dispositif retenu.

Étape 2 — Étude de cas et simulation

Sur la base de votre profil, le simulateur Immobilier59 vous propose une comparaison chiffrée des 4 grands dispositifs (Jeanbrun, Denormandie, LMNP, Déficit foncier) et identifie celui qui correspond le mieux à votre situation. Les résultats sont indicatifs et appellent un échange approfondi avec un agent immobilier ou un expert-comptable pour validation.

Étape 3 — Sélection du programme

Tous les programmes neufs ne se valent pas. La qualité de l'emplacement, la solidité du promoteur, la performance énergétique du bâtiment, la cohérence du loyer projeté avec le marché local, la qualité de l'aménagement intérieur sont autant de critères qui distinguent un bon Jeanbrun d'un mauvais. Chez Immobilier59, nous ne présentons que des programmes issus de notre sélection : DOMUCI, Carrère, Mozart.

Étape 4 — Acquisition et mise en gestion

Une fois le programme choisi, l'acquisition se déroule en plusieurs phases : réservation, montage du financement bancaire, signature du contrat de réservation, signature de l'acte authentique chez le notaire à la livraison. La mise en location et la gestion locative peuvent être assurées par un mandataire spécialisé ; pour les programmes que nous présentons, des solutions clés en main sont disponibles.

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Questions fréquentes sur le Jeanbrun

Le Jeanbrun remplace-t-il le Pinel ?

Le dispositif Pinel a pris fin le 31 décembre 2024. Le dispositif Jeanbrun, entré en vigueur le 21 février 2026, repose sur une logique différente : amortissement comptable du prix d'acquisition au lieu d'une réduction d'impôt forfaitaire. Il n'impose pas de zonage géographique, ce qui ouvre la défiscalisation à de nombreuses villes auparavant exclues.

Qui peut bénéficier du Jeanbrun ?

Toute personne physique fiscalement domiciliée en France et qui investit dans un logement neuf ou ancien rénové respectant la classe énergétique DPE C minimum, avec engagement de location nue pendant 9 ans. Le dispositif est particulièrement intéressant pour les contribuables aux tranches marginales d'imposition de 41% et 45%, pour lesquels chaque euro d'amortissement génère l'économie d'impôt la plus élevée (l'économie étant proportionnelle à la TMI).

Quelle est la durée d'engagement du Jeanbrun ?

L'engagement de location nue est de 9 ans à compter de la première mise en location. Le bien doit être loué à titre de résidence principale du locataire. Une revente avant la fin de l'engagement entraîne la perte rétroactive de l'avantage fiscal et la réintégration des amortissements dans la plus-value imposable.

Le Jeanbrun est-il soumis au plafond des niches fiscales ?

Non. Contrairement au Pinel ou au Denormandie, le Jeanbrun fonctionne par amortissement comptable, qui réduit la base imposable et non l'impôt directement. À ce titre, il n'entre pas dans le calcul du plafond global des niches fiscales fixé à 10 000 € par an et par foyer fiscal.

Que se passe-t-il à la revente du bien Jeanbrun ?

À la revente, les amortissements pratiqués pendant la période de location sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable. C'est la contrepartie naturelle du mécanisme : l'avantage fiscal n'est pas définitivement acquis, mais réparti entre la déduction immédiate et la fiscalité de cession.

Peut-on cumuler Jeanbrun et déficit foncier ?

Le Jeanbrun s'applique à la location nue, ce qui ouvre la possibilité de générer un déficit foncier en cas de travaux importants déductibles. Sous réserve du respect des conditions propres à chaque dispositif, un investisseur fortement imposé peut combiner les deux mécanismes pour optimiser sa situation. Une analyse personnalisée par un expert-comptable est recommandée.

Quelles villes sont éligibles au Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun ne comporte pas de zonage géographique restrictif. Toute commune française est en principe éligible, sous réserve que le bien respecte les critères de classe énergétique DPE C minimum et qu'il s'agisse d'un logement neuf ou ancien rénové conformément aux règles du dispositif. Cela ouvre la défiscalisation à des villes moyennes en croissance comme Tourcoing, Roubaix, Valenciennes, Albi, Niort, Vannes ou Rennes, qui étaient exclues du Pinel.

Quel est le taux d'amortissement Jeanbrun et de quoi dépend-il ?

Le taux d'amortissement annuel (de 3,5% à 5,5% dans le neuf) dépend du niveau de loyer auquel l'investisseur s'engage : 3,5% en loyer intermédiaire, 4,5% en loyer social, 5,5% en loyer très social. L'amortissement déductible est plafonné à 8 000, 10 000 ou 12 000 € par an selon ce niveau. Ce n'est pas la TMI qui fixe le taux : la TMI détermine l'économie d'impôt finale, égale à l'amortissement multiplié par la tranche marginale.

Faut-il être conseillé pour investir en Jeanbrun ?

Le dispositif Jeanbrun, comme tout investissement immobilier locatif, comporte des aspects fiscaux, juridiques et patrimoniaux qui méritent un accompagnement professionnel. Chez Immobilier59, nous présentons des programmes éligibles et nous accompagnons l'acquéreur de A à Z, de la sélection du bien à la signature notariée. Pour les questions strictement fiscales personnelles (intégration dans la stratégie patrimoniale globale), nous recommandons de consulter un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.

Lexique du dispositif Jeanbrun

Quelques termes techniques reviennent fréquemment dans les discussions autour du Jeanbrun. Voici un glossaire de référence pour vous y retrouver.

Amortissement comptable : étalement d'un coût sur la durée d'utilisation d'un bien. Dans le cadre Jeanbrun, fraction du prix d'acquisition déductible chaque année du revenu foncier imposable. L'amortissement n'entraîne aucune sortie de trésorerie réelle pour l'investisseur, mais réduit la base sur laquelle l'impôt est calculé.

Tranche marginale d'imposition (TMI) : taux d'imposition appliqué à la dernière tranche du revenu imposable. Dans le cadre Jeanbrun 2026, elle ne fixe pas le taux d'amortissement (déterminé par le niveau de loyer), mais l'économie d'impôt finale, égale à l'amortissement déductible multiplié par la TMI.

Plafond global des niches fiscales : limite annuelle de 10 000 € par foyer fiscal applicable à la plupart des dispositifs de réduction d'impôt (Pinel défunt, Denormandie, etc.). Le dispositif Jeanbrun fonctionnant par amortissement et non par réduction directe, il n'entre pas dans ce plafond.

Diagnostic de performance énergétique (DPE) : indicateur réglementaire de la consommation énergétique d'un logement, classé de A (très performant) à G (passoire thermique). Le dispositif Jeanbrun exige une classe C minimum, en cohérence avec la trajectoire de la loi Climat et Résilience.

Engagement de location : durée minimale pendant laquelle l'investisseur s'engage à louer le bien à titre de résidence principale. Pour Jeanbrun, cette durée est de 9 ans à compter de la première mise en location.

Réintégration des amortissements : mécanisme appliqué à la revente du bien Jeanbrun : les amortissements pratiqués pendant la période de location sont retranchés du prix d'acquisition fiscal, ce qui augmente la plus-value imposable.

Plus-value immobilière : différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition fiscal d'un bien. Soumise à un régime spécifique (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux), avec abattements progressifs selon la durée de détention. Exonération totale au bout de 22 ans (IR) et 30 ans (prélèvements sociaux).

Loi Hoguet : cadre juridique qui régit l'activité d'agent immobilier en France. Impose la détention d'une carte professionnelle (carte T pour les transactions), une garantie financière, une assurance RC professionnelle et le respect de règles strictes en matière de mandat et de séquestre.

Carte T : carte professionnelle délivrée par la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) qui autorise l'exercice de l'activité d'agent immobilier sur les transactions sur immeubles et fonds de commerce. À distinguer du statut CIF (Conseiller en Investissements Financiers), nécessaire pour conseiller sur des placements financiers : le titulaire d'une carte T vend des biens immobiliers éligibles à des dispositifs fiscaux, mais ne conseille pas formellement sur la stratégie d'investissement.

Une dernière chose

L'investissement immobilier locatif n'est pas un produit financier : c'est un acte patrimonial. Aucune simulation, aucun chiffre, aucun graphique ne remplace une discussion ouverte sur votre situation, vos objectifs, vos contraintes. Si le Jeanbrun semble correspondre à votre profil, parlons-en directement.

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Les informations présentes sur cette page sont fournies à titre indicatif et ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement. L'avantage fiscal n'est jamais garanti et dépend de la situation personnelle de chaque investisseur ainsi que du respect des conditions légales en vigueur. Pour une analyse patrimoniale personnalisée, nous recommandons de consulter un professionnel certifié (expert-comptable, conseiller en gestion de patrimoine, avocat fiscaliste).

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